Le président burkinabè a quitté Ouagadougou en proie à une mutinerie de soldats de sa garde présidentielle
Blaise Compaoré a rejoint sa ville natale, à 30 km au nord de la capitale, a rapporté vendredi une source militaire.
Des dizaines de soldats du régiment présidentiel répartis dans deux casernes, dont l'une dans l'enceinte de la résidence du chef de l'Etat, se sont mutinés jeudi soir pour protester contre le non-versement d'une prime de logement.
Les militaires en colère sont descendus dans les rues en tirant en l'air et se sont rendus coupables de nombreux pillages dans le centre-ville, a constaté un journaliste de l'AFP. La mutinerie s'est ensuite étendue à trois autres casernes de Ouagdougou.
Le domicile du général Dominique Diendiéré, chef d'état-major particulier du président Blaise Compaoré, qui se trouve dans une caserne à 3 km de celle du régiment présidentiel, a été totalement incendiée, a constaté le journaliste de l'AFP.
Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 24 ans, qui réside habituellement au palais présidentiel de Ouagadougou d'où est partie la mutinerie, l'a quitté dans la nuit de jeudi à vendredi pour se rendra à Ziniaré, la ville où il est né.




